Arrivée à Paris sans mon petit garçon - mère indigne: 9h à l'aéroport, sous le crachin dans la nuit: bienvenue en Europe. Une semaine entre -5 et -15°, du jamais vu en pleine crise de réchauffement climatique, impossible de mettre le nez dehors. Je ne regretterai pas d'avoir laissé Rafael au soleil, dans le jardin, la piscine. Et à ceux qui me demandaient "comment les Zimbabwéens pouvaient traverser les épreuves" qui sont les leurs, je demande mais comment peuvent-ils supporter cela? On s'habitue à tout... quand on n'a pas le choix. "Mais on râle", me dit Sophie. Enfin, les Zimbabwéens eux n'ont quasiment jamais arrêté de sourire.... au premier rayon de soleil. Je crois de plus en plus en l'influence du climat sur l'humeur nationale.
Côté Zimbabwe en tous cas, c'est incroyable comme la situation a pu évoluer entre Noël 2008, où je crois on avait touché le fond, et ce Noël 2009. L'an dernier: dans un TM qui est l'équivalent d'un grand Prisunic, je me souviens qu'il n'y avait que 2 produits: du liquide vaisselle et je ne sais plus quel item improbable, une petite pile piteusement posée devant la caisse. Le marché noir même fonctionnait mal, cher. En février, avec le gouvernement inclusif, le dollar américain et le rand ont remplacé le dollar du Zimbabwe, et en une semaine tout a changé. Les postes à essence ont rouvert, les magasins se sont remplis, les nouvelles échoppes ont fleuri... Pour ce Noël, on trouvait même des jambons italiens dans le Deli shop de Lionel, des produits sud-africains au nouveau supermarché de la zone industrielle, des dindes à gogo, des animations commerciales dignes de Velizy II à Bradfield.... Le mili -meal (nourriture de base du Zimbabwéen), qui était monté à 80 Rands les 10kg au marché noir l'an dernier, était facturé 26 rands les 12 kgs chez Paddy, le meilleur magasin de légumes de la ville qui s'est agrandi et compte 5 caissières à la chaîne.

























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