vendredi 10 septembre 2010

Calebasses et parties intimes sous les fourches caudines de la censure

L'Alliance française a du payer 300$ à la commission de censure pour faire passer le dossier de Aly Keita, artiste mali-ivoirien qui est venu faire chanter ses calebasses à l'Académie de Musique de Bulawayo devant un public ravi. Il ne joue pas la comédie, ne chante même pas puisqu'il tape sur un xylophone, mais comme il risque de dire "bounjour" ou des trucs comme ça, il était important que la commission de censure passe par là.

D'habitude, seules les pièces de théatre doivent passer à la commission de censure. Mais il semble que Bulawayo soit sur le grill, depuis une exposition de peinture à la Galerie Nationale sur "Gukurahundi" (un sujet plus que sensible à la fois pour le pouvoir et entre Shonas et Ndebeles)  - l'artiste passe en procès lundi, et risque 20 ans de prison.

L'immense chasseur nu qui ornait la cour de la galerie depuis 60 ans a du être soustrait à la vue du public, dans le même mouvement de crispation censurienne.

Aucun commentaire: