
La première fois que j'ai mis les pieds en Afrique, à Ouagadougou au Burkina, j'ai été frappé comme cela faisait du bien, pendant une semaine, d'avoir toujours les pieds sur terre, au sens littéral du terme, ou plutôt organique: les pieds au contact de la terre, de sa force, du sol, de la poussière chauffée par le soleil. Contrairement à nos vies urbanisées avec béton, métro, 3e et 12 e étage. Qui nous vident. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais j'ai l'impression que cela à voir avec le magnétisme de la terre.
Eh bien, hier, j'ai fait sans doute ma dernière sortie à Matopos, le parc naturel le plus proche de Bulawayo:, un endroit magique avec ses blocs de granit posés comme si des dieux avaient joué aux cubes, posés sur la savane, sa majesté, son calme. Les Ndebeles prêtent des qualités mystiques voire divines à ce lieu. Cecil Rhodes s'y est fait enterrer, une sépulture dans un coin nommé "Worlds' view".
Une vieille Gogo a donné à mes amis Beks et Sofia un bout du terrain qu'elle avait reçu, avec le reste de sa communauté, aux abords du parc, et ils n'y ont rien sauf une cahute de terre et.... une vue incroyable. Cette lumière, le soleil, les couleurs de la savane et de la pierre... les enfants qui se perdent dans la broussaille.Et j'ai eu l'impression que, à Matopos, plus que nulle part ailleurs encore en Afrique, on est en contact direct avec cette force magnétique du sol africain, comme branché directement sur la source d'énergie. De quoi recharger les batteries pour un moment!

























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