Retour d'une grande virée en voiture avec Toyota, bagages et poussettes. 3600km qui sont passés presque tous seuls grâce aux DVD, Kirikou, Barbapapa et Tchoupi, et une petite Juliette toujours très sage. Nous avons fait une reconnaissance à Maseru (Lesotho) avant de rejoindre Maputo pour présenter Juliette à la famille de Rui.
Sur le chemin de Maseru, et à quelques km de la frontière: Bloëmfontein, cette Afrique du Sud des Boers où le summum de la gastronomie semble être la grillade sauce visqueuse barbecue, où les inscriptions sont en Afrikaan dès le jardin d'enfants, où la ville est fabriquée pour les voitures (mais sûrement pas pour les poussettes) jusque dans le parc central.
Retour en Afrique avec le poste frontière du Lesotho: un bazar couleur locale et un grand froid bien lesothien, bonnet et chaussures de montagne à l'appui même en plein soleil. Nous étions agréablement surpris que le "one-stop border post" ait été déjà mis en place - en fait nous avons compris à la sortie que nous avions simplement oublié de nous arrêter au poste lesothien pour demander un visa d'entrée!
En vrac: ces premières impressions. 1er stop devant le bureau du PAM où sied un deli italien, ouf, nous sommes sauvés. Les maisons beaucoup moins belles et beaucoup plus chères qu'à Bulawayo, et toutes froides, alors que la température hivernale descend à -5° l'hiver - les constructions neuves ont la clim' et des salles de bain à bulles pour se faire plaisir façon nouveau riche, mais pas de chauffage central: chacun se gèle auprès d'un petite poële à gaz vendu au Game. La rencontre avec le sympathique Directeur de la Petite Alliance française, qui fait aussi consul de France: il boit beaucoup de champagne mais doit aussi faire le pilier à l'aéroport chaque fois que le monarque leso prend l'avion. Par son intermédiaire nous faisons également la connaissance d'une journaliste leso venue faire la "Master of Ceremony" d'une soirée organisée en faveur de Haïti; elle me confié en rigolant que "here, there is no show off, no need to show off": Maseru est certes une capitale avec ambassades et parades royales, mais surtout une petite ville de montagne façon Chambery ou Chamonix, plutôt bien organisée. Rui a été frappé du fait que la ville fait toute neuve: il parait que tout avait été brûlé et détruit lors des mutineries de 1998, et que tout a donc du être reconstruit.
Maputo: climat tropical à nouveau, avec des températures "fraiches" de quelques 29° en ce début d'hiver. Traditionnel déjeuner à Costa do Sol avec toute la famille, visites à l'appartement que Rui vient d'acheter, tournées administratives et médicales pour lui qui nous laissent peu de temps pour la plage, mais sans rogner sur les plats de crevettes à la
traditionnelle. Nous sommes logés par Edna, la fille de Rui, avec sa petite Sofia. En partant, Rui laisse Rafael se perdre dans les méandres d'un de ces immeubles tout en chaos dont seuls Luanda et Maputo ont le secret - il faut lire "l'esprit des eaux" de Pepetela pour comprendre, et vivre ces coursives extérieures où se lave le linge, où jouent les enfants, et où les ouvertures parfois béantes laissent pantois qui aurait le vertige du 12e étage sans ascenseur en état de marche...
Retour via l'Afrique du Sud à nouveau, en ébullition en attente de la Coupe du monde de foot le 11 juin; les travaux ne sont pas finis mais chacun arbore le maillot jaune des bafana bafana. Et retour samedi à Bulawayo où nos amis ont déjà prévu "le traditionnel déjeuner dominical chez les Possolo"!
lundi 31 mai 2010
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