jeudi 30 octobre 2008

1 an en Afrique



 Ca y est: Rafael a fêté la semaine dernière son premier anniversaire. Et il n'a pas failli a la réputation de la famille maternelle, qui veut que l'on marche sur ses 2 pieds avant 1 an. La semaine précédente, son neveu Ivan, de 1 mois son aîné, s'était mis debout sous nos applaudissements enthousiastes. Rafael, qui faisait de la varappe sur le canapé d'a cote, a assiste a la scène d'un oeil surpris et vaguement jaloux. Ivan est parti avec Rui et Maysa a Gweru, ou il a fait ses premiers pas. Le lendemain, c'est Rafael qui s est lancé derrière le ballon de baudruche lancé par sa grande sœur. Et le soir même, il traversait la grande salle de séjour d'une traite!

Le montage vidéo de ses débuts ici

Nous avons soufflé sa bougie jeudi dernier, puis préparé la grande fête que nous n'avions eu le temps d'organiser depuis notre arrivée à Bulawayo. Entre les amis, les élèves, les collègues de Rui et leurs enfants, c'était quand même une quarantaine d'adultes et une vingtaine d'ados, d'enfants et de bébés qu'il fallait sustenter. Rui est parti faire des courses au Botswana, et puis avec ses filles, Jennifer et Gogo, nous avons lancé les opérations à grand renfort de bonnes du voisinage. J'ai commande des gâteaux a la sœur d'une collègue, la viande du barbecue a notre boucher particulier, et le "jumping castle" pour les enfants de mon amie gabonaise. Et pour le reste, y a pas a dire, la main d’œuvre, ça aide drôlement! Le plus difficile, finalement, a été de trouver les fourchettes en plastique : je les ai obtenues au dernier moment en écumant toutes les épiceries de Bulawayo a la recherche de fraises... sans succès d'ailleurs Et puis, heureusement que nous avions le générateur pour palliera la coupure de courant qui nous a affligés toute la journée de samedi.

Nos invités sont arrives vers 4h, pour enchaîner sur une soirée dansante. Mais les soirées bulawayiennes ne sont pas les nuits de Maputo ou Luanda: nous avons à peine eu le temps de danser une kizomba, et à 22h, je ne sais quel carrosse les a tous emmenés dans le froid inattendu de cette soirée d'été ! Et a 22h30 la maison était quasiment nickel... Le lendemain, nous avions bombance de salades, grillades et entremets pour prolonger la fête d'un bon repas dominical.

La fête au Zimbabwe, c'est aussi:
- Jennifer qui réclame des habits neufs pour Rafael le jour de son anniversaire - et n'ose rouspéter davantage quand je lui assure que la salopette rayée fera bien l'affaire « car c'est ma grand mere décédée qui l'a cousue de ses mains» (arguments inaltérable face au respect dû aux ancêtres....)
- mais Jennifer qui n’en démord pas : il faudrait quand même au moins une camera vidéo pour envoyer les images aux parents
- des DJ qui débarquent sans lecteur de CD ni rallonge électrique
- mes amis français pris en flagrant delit de doggy bag en milieu de soirée (pour les chiens, si si)
- les invités qui ne se défont pas de leur grosse lampe torche "car en rentrant à la maison il n'y aura sans doute pas d'électricité" (et d’ailleurs en milieu de soirée aussi, quand le générateur n’a pas supporté la tension)
- des cadeaux surprenants comme ce paquet de spaghettis italiens, surmontés d'une figurine de doigt pour les enfants. Il faut dire que, en l’absence de magasins, on va trouver des trèsors dans les greniers ou les garde mangers....
- Gogo qui récupère avec plaisir de la "wouatatouille" pour son diner de lendemain de fête, tandis que Jennifer a une indigestion de la salade de haricots à cause du bleu d’Auvergne (enfin, d’Afrique du Sud)
Toutes les photos sont ici!

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