vendredi 29 février 2008

Mariage à Maputo

Visite expresse à Maputo ce week-end pour assister au mariage d'Edna, la 2e fille de Rui, qui a ramené du Brésil... un Brésilien! Quelques impressions en vrac:

Mon dieu comme cette chaleur moite, cette pagaille toute latine, ces couleurs et ces musiques me rappellent l'Angola....

Vite vite! à peine sortis de l'aéroport, rempli les papiers pour récupérer la poussette qui a été invariablement perdue à Johannesburg, nous voilà chez Maysa et Tozé pour enfiler costume et robe avant de filer à la cérémonie. Cela nous aura évité de monter à pied - faute d'ascenseur en état de marche, c'est l'Angola je vous dis - les 10 étages de l'appartement ds parents de Rui, qui nous logeront.

18h, Rui accompagne sa fille chérie auprès de son futur mari, tandis que je tente de calmer Rafael; le bougre a jugé l'événement opportun pour faire une entrée fracassante auprès de la famille mozambicaine - est-ce le voyage, la chaleur, la prophylaxie anti-malaria ou simplement l'absence de perspective de bain-tétée-coucher, il a aiguisé ses cordes vocales et arboré son visage le plus furieux pour une bonne heure de hurlements constants. Résultat: tout le monde l'aura remarqué et pourra me demander le sourire en coin, pour le reste du week-end, comment va le petit - j'aurai du mal à leur faire croire que c'est un garçon plutôt facile! Peu importe, il reste mignon comme tout; il a rencontré maintenant, comme nous, son neveu Ivan de 1 mois son aîné.





Première rencontre avec Edna, comme elle est belle, comme ils sont beaux, comme ils ont l'air sympathiques et heureux.

Et la magie d'opérer: on n'est vraiment tout tout près du bonheur, je veux dire, sa quintessence.
... Danser une semba avec son amoureux - et lever la tête pour voir tous ces autres couples qui s'enlacent à coeur joie.
... Participer à une ronde endiablée sur un air congolais, où chacun semble enfétiché et enféticher
... Contempler avec bonheur une "dansa da familia", cette chorégraphie simple et souple par laquelle les danseurs dansent et virevoltent en bloc comme un ban de poisson.
L'Angola toujours, mais cette fois-ci le meilleur!

Damned: retour aux 10 étages, Rafael sous le bras, papi Mario et ses 85 ans en éclaireur. A toute chose malheur est bon: pour un petit pourboire, les gardes de l'immeuble nous déchargent des valises qui n'avaient pas quitté la voiture, et nous voilà partis pour la périlleuse ascension. 2e étage: cabinet du Projet de réhabilitation et de reconstruction. Ah les voilà bien ceux-là! 4e étage: Direction provinciale de l'urbanisme et de l'aménagement. Ils ne veulent résolument pas aménager une petite réparation d'ascenseur non plus? Ne pas se déconcentrer, bien mettre les pieds devant soi et les talons dans le bon ordre... ah ben on est déjà arrivés! Ce n'était rien finalement...
Rien comparé au plaisir de se réveiller moultes fois avec un Rafael qui, finalement, avait bien dormi pendant la fête!

Voilà: et pour le reste du week-end c'était juste: manger, boire, lézarder, toujours en bonne compagnie et sous le regard gentil et bienveillant de Mamie Celeste!





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